Apprendre à mener et à suivre : Bonne ou mauvaise idée ?

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Il existe une idée générale selon laquelle, hommes comme femmes doivent à la fois, savoir mener et suivre une danse. Cette conception cherche donc à favoriser l’égalité des genres et à mettre de côté des propos sans fondements, à la limite de l’absurde, pouvant être considérés comme sexistes.

L’attribution d’une place spécifique : un phénomène dépassé ?

Traditionnellement, il est communément admis que l’homme soit le meneur de la danse, pendant que la femme s’efforce de suivre ses mouvements afin de pouvoir former un ensemble coordonné et harmonieux. Il faut toutefois noter que cette règle a connu de nombreuses transgressions au fil du temps en créant un inversement de rôles. D’autres danses comme les danses ” rock’ n’ roll ” sont allées encore plus loin en préconisant l’égalité des genres : ni meneur, ni suiveur.

Faut-il être ambidextre en danse sociale ?

En ce qui concerne les danses sociales où il faut suivre ou mener, doit-on finalement arriver à maîtriser les deux ?

La réponse est : pas obligatoirement. Certes, le genre aime se disputer la main pour savoir qui des deux doit mener ou suivre mais il n’est pas indispensable de maîtriser absolument les deux.

Tout d’abord parce qu’apprendre les deux nécessite un travail quotidien rigoureux. Il faut être doublement parfait pour se sentir finalement à l’aise dans les deux rôles. Or, il y a des chances pour que les pas se brouillent instinctivement dans notre esprit à la moindre erreur si l’on n’a jamais mené ou inversement suivi.

On recommande ainsi aux danseurs souhaitant atteindre un niveau professionnel de choisir une spécialité afin de devenir un maestro dans une seule catégorie. Tandis qu’on incite les amateurs à s’éveiller artistiquement et donc, à tester les deux rôles pour qu’ils puissent déterminer celui qui leur convient le mieux. Dans un autre cas, apprendre les deux rôles peut être un exercice intéressant pour améliorer sa technique de meneur ou de suiveur (car les pas sont différents mais complémentaires).