Danse de couple : l’identité du genre

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La danse en couple a longtemps été l’affaire d’un homme et d’une femme. Mais, les évolutions récentes dans les sociétés modernes ont donné naissance à certains questionnements sur les rôles et les capacités des genres. Des questionnements qui peuvent créer quelques confusions chez les passionnés de danse en couple, où les rôles de genres sont encore largement préservés.

De nos jours, l’on n’attend plus systématiquement de l’homme qu’il prenne les devants simplement parce que c’est un homme. Et l’on ne s’attend pas non plus à ce que les femmes soient toujours menées. La perception de domination souvent décriée par le passé a été remplacée par une vision égalitaire des choses, qui s’attaque à tous les stéréotypes encore ancrés dans la conscience populaire.

De nombreuses personnes estiment qu’une telle conception égalitaire de la danse en couple n’est pas compatible avec l’esprit-même de la pratique. Mais il n’en est rien. En effet, la danse de couple n’a jamais été une représentation d’une relation de domination du meneur sur la personne menée. Loin de là, la danse en couple est un exercice harmonieux dont la plus pure expression suppose sur une relation de partenariat équilibrée entre les danseurs.

Le meneur n’est donc pas un marionnettiste qui contrôle les déplacements de son partenaire. Et la personne menée n’est pas non plus une victime à laquelle l’on impose sa conduite. Une véritable danse de couple met en présence deux partenaires : l’un qui fournit à l’autre des opportunités d’exprimer sa grâce, sans jamais faire fi de son consentement.

La danse en couple n’est donc pas une discipline antique sujette à polémique qui perpétue une vision stéréotypée du rôle de la femme et de l’homme. La danse de couple est plutôt un exercice encore d’actualité, dont on peut tirer d’intéressantes leçons sur les équilibres et la parité qui devraient gouverner les rapports entre les genres.